Nouveau numéro: "Vivre la littérature Jeunesse dans la pluralité des langues : enjeux linguistiques, littéraires, éducatifs de la traduction""

Vivre la littérature de jeunesse dans la pluralité des langues :

enjeux linguistiques, littéraires, éducatifs de la traduction

 

Aujourd’hui, de nombreuses productions éditoriales pour la jeunesse font coexister deux ou plusieurs langues. Ces ouvrages bi- ou pluri-lingues (albums ou romans) ont une existence ancienne. Georgette Salamé identifie ainsi Love, de Gian-Berto Vanni et Lowell A. Siff comme l'un des premiers albums plurilingues, paru en 1964 ; mais on pourrait même en faire remonter l'origine à l'Orbis Sensualium Pictus du pédagogue Comenius : publié en 1658, initialement en latin et allemand, puis dans de nombreuses autres langues européennes, cet ouvrage est reconnu comme fondateur d’une nouvelle orientation méthodologique pour l’apprentissage (des langues), qui prend appui sur la / les langues premières des élèves (les énoncés en latin y sont mis en regard de leur traduction dans une ou plusieurs autres langues) et sur le rôle pédagogique de l’image (une vignette vient éclairer la signification des mots, leurs usages appropriés[1] ).

De nos jours, l'offre éditoriale s'est considérablement enrichie et diversifiée : des collections (par ex. : "Folio bilingues" chez Gallimard, "Les bilingues" chez Didier jeunesse"…) ou des maisons d'éditions (par ex. Les éditions du jasmin, Le Port a jauni …), à la suite du travail de pionniers comme Mantra Lingua ou Milet Publishing (pour le domaine anglo-saxon), L'Harmattan ou Syros (pour le domaine francophone) contribuent à constituer un corpus extrêmement riche,  qui commence à être précisément documenté (Bruno, 1992 ; Maillard, 2014 ; Combes, 2015 ou encore Salamé, 2020). Il témoigne de la grande variété de ces écritures bi- ou pluri-lingues pour la jeunesse, et de leur intérêt, tant littéraire qu'éducatif

 

Mais ce n'est pas seulement l'écriture de la littérature de jeunesse qui peut se faire dans la pluralité des langues, c'est aussi sa réception.  On voit de plus en plus fréquemment des pratiques de lecture ou de médiation – dans les contextes scolaires, périscolaires (médiathèques, centres de loisirs, associatifs…) familiaux – qui mobilisent au moins deux langues, et sollicitent des stratégies de médiations linguistiques variées.

Ces pratiques plurilingues autour de la littérature de jeunesse peuvent prendre appui sur les corpus  bi- ou pluri-lingues évoqués supra, sur la mise en réseau d'ouvrages monolingues traduits en plusieurs langues, ou encore sur des versions bi- ou pluri-lingues ad hoc (collage d’étiquettes bilingues, éditions « artisanales », recours aux outils numériques, Sneddon, 2009). Des locuteurs bi- ou pluri-lingues (enseignants, parents, conteurs, animateurs…) sont aussi sollicités dans le cadre d’ateliers de traduction, de lectures plurilingues … Se tissent ainsi, de manières variées et complexes, des liens entre la ou les langues des textes et celles des répertoires des médiateurs et des jeunes lecteurs.  

Les modalités, tout comme les visées de ces usages plurilingues de la littérature de jeunesse sont multiples : apprentissage des langues vivantes (notamment celles enseignées ou apprises en contexte scolaire) ; éveil à la diversité des langues, médiation et valorisation des langues et cultures d'origines ; reconnaissance de la diversité des répertoires linguistiques des enfants et des familles ; facilitation de l'entrée dans la langue de scolarisation ; développement de compétences de plurilittéracie, implication des familles dans une visée de co-éducation... (cf. par exemple les travaux de Armand et alii, Audras et alii, Deschoux, Goletto, Hélot, Moore et Sabatier, Perregaux … mentionnés dans la bibliographie).

Dans le contexte francophone, aujourd'hui, de nombreuses actions s'inscrivent dans ces logiques, dont une partie sont initiées ou accompagnées par des programmes de recherches (Elodil, Sacs d’histoires, Enjeu[x], Bilem, Livre Ensemble) ou des associations (Afalac, Dulala, Deci delà...) qui contribuent à les diffuser plus largement, plaçant le translanguaging (Garcia, 2013) au cœur des usages de la littérature de jeunesse.

 

Ce sont ces dimensions bi/plurilingues de la littérature de jeunesse et de ses usages que nous nous proposons d’étudier dans ce numéro de l’e-revue Publije, en nous focalisant plus spécifiquement sur les enjeux en lien avec la traduction qu’ils soulèvent. 

La traduction de la littérature d’enfance et de jeunesse est en effet une « réalité éditoriale importante, mais aussi un domaine théorique reconnu et en pleine expansion » (Pederzoli, 2012, p.17). Si, dans le champ francophone, les recherches portant sur la traduction de la littérature de jeunesse sont un domaine encore assez récent, elles ont néanmoins donné lieu à un nombre déjà conséquent de travaux – comme en témoigne l’« état des lieux » mené par Virginie Douglas en 2015, ou la riche bibliographie réunie sur le carnet de recherche de l’Afreloce (Le Magasin des Enfants) par Mathilde Lévêque, et actualisée en mars 2020, sur la question. Ceux-ci mettent en lumière les enjeux spécifiques de la traduction littéraire d’enfance et de jeunesse, s’interrogent sur les médiations qu’elle doit mettre en œuvre pour rendre accessibles aux jeunes lecteurs des œuvres écrites dans des langues et des univers culturels qui ne leur sont pas nécessairement familiers, et à ce que Roberta Pederzoli nomme le « dilemme du destinataire ». Ils s’intéressent aussi au rôle que jouent les traductions dans les circuits d’édition et de diffusion de la littérature de jeunesse, dans la circulation et la réception des œuvres à travers le monde.  

Or il nous semble particulièrement intéressant d’interroger aujourd’hui les modalités et les enjeux des pratiques de traduction dans le cas spécifique des œuvres bi/plurilingues de littérature de jeunesse, tout comme dans celui des médiations bi/plurilingues mises en œuvre en contextes scolaire, périscolaire et familial. Ces points d'intersection, nous semble-t-il, ont jusqu'alors été assez peu investigués : nous proposons donc de réunir dans ce numéro de Publije des contributions qui s'intéresseront  aux enjeux linguistiques, littéraires, pédagogiques, sociaux de ces pratiques de traduction et de médiations linguistiques en lien avec la littérature de jeunesse.

Les points suivants retiendront notre attention : 

 

1/ Traduction et médiations linguistiques dans la littérature de jeunesse bi/plurilingues :    

  • Quelles langues (langues de l’école vs langues familiales par ex.) et variétés de langues (arabe classique vs arabe dialectal par ex.) sont-elles privilégiées ?  Comment les langues sont-elles mises en présence et quels rapports s’établissent ainsi entre ces langues : quels rapports (voire quelle hiérarchie) entre les langues, la mise en page, les choix paratextuels  effectuent-ils ? une  langue « source » et une langue « cible » sont-elles  distinguées ? des frontières claires sont-elles posées entre les langues utilisées ou bien celles-ci s’interpénétrent-elles, et de quelle manière ? Quelles sont les stratégies de médiation linguistique privilégiées ?
  • Quelle poétique propre aux livres bi/plurilingues peut-elle être dégagée ? Comment cette pluralité des langues s’articule-t-elle avec la dimension iconotextuelle des albums (par ex. pour les œuvres bilingues arabe / français : jeux avec la calligraphie, le sens de lecture …) ?  Dans quelle mesure sollicite-t-elle la multimodalité (proposition de versions audio), le numérique (sites internet associés…) ? 
  • Quelles reconfigurations des rapports entre auteur et traducteur sont-elles à l’œuvre dans l’écriture de ces ouvrages ? A-t-on encore un texte dans une langue source, décliné – et traduit – en une / plusieurs autres langues, ou bien une co-création ? 
  • Que visent les auteurs, les éditeurs de ces œuvres : qui en sont les lecteurs implicites et comment les langues en présence dans le texte sont-elles supposées s’articuler avec celles qui composent leur répertoire linguistique ?  quels parcours et objectifs de lecture (apprendre une langue, s’ouvrir à la diversité des langues…)  leur sont-ils proposés ? 
  • Comment les formes et finalités de cette littérature bi/plurilingue changent-elles selon les époques, selon les aires linguistiques / culturelles ?

 

2/ Traduction, usages plurilingues de textes de la littérature de jeunesse et pratiques à effets de médiations linguistiques. Il s'agira ici de recenser, documenter, décrire et questionner ces pratiques dans les contextes scolaires, périscolaires et familiaux, de s’interroger sur leurs caractéristiques, leurs finalités, leurs enjeux, leurs impacts.

On se demandera ainsi par exemple :

  • Quels en sont les acteurs et les modalités : à l'école, mais aussi en famille, dans les différents dispositifs de co-éducation et de médiation culturelle ? Qui en sont les publics bénéficiaires (enfants, adolescents, adultes en formation linguistique..) ? Observe-t-on des modalités spécifiques d'interaction entre usagers (lectures de textes traduits par des adolescents à des enfants, etc.), avec quelles visées et quels effets ? Quelles activités de compréhension en lien avec ces pratiques de lecture plurilingue observe-t-on ? Quel appui sur les ressources textuelles / éducatives existantes (Elodil, Bilem, AFaLaC..) ? Qui participe à la construction de nouvelles ressources et comment ? Quels partenariats ces pratiques avec la société civile (associations), avec des acteurs de médiation culturelle (librairie, édition, médiathèques) rendent-elles possibles ? Quels rapports (continuité, rupture, complémentarité …) entretiennent-elles avec les pratiques de littéracies familiales ?
  • Quels sont les effets de ces pratiques de lecture plurilingue (et des activités liées) sur les publics concernés en termes d'apprentissages scolaires, de lien école-famille, de cohésion sociale ? Quels en sont les gains en termes de développement langagier (compétence de littératie plurilingue, compétence de compréhension écrite, compétence langagière de haut niveau en lien avec la compréhension/production de textes argumentatifs…), en terme de savoir-être (développement d'attitudes d'ouverture à l'autre et à la diversité,  développement d'un esprit critique, créatif…).
  • Dans quelle mesure / de quelle manière ces dispositifs/partenariats/pratiques de co-éducation renouvellent-ils les pratiques "scolaires" de lecture ? Quelle (ré)organisation (de l'équipe enseignante, de l'établissement) ces partenariats et pratiques de co-éducation l'école impliquent-ils ? Quels en sont les freins / les leviers ? 
  • En dehors des récits pour la jeunesse, quels autres types de texte sont-ils (ou peuvent-ils être) traduits : textes documentaires , argumentaires, etc…, avec quels objectifs et comment ? Dans quelle mesure ces pratiques peuvent-elles questionner la définition et les frontières de la littérature de jeunesse ? 
  • Dans une perspective plus historique, quelles sont les formes de rupture / de continuité entre les usages plurilingues de la littérature de jeunesse d’aujourd’hui et ceux d’hier ? Dans quelle mesure se démarquent-elles des activités de traduction de type thème / version traditionnellement associées aux textes littéraires dans la classe de langue ? Comment ces pratiques se sont-elles diffusées, quels ont été les acteurs et les modalités de ces diffusions (projets de recherche, associations…) ?

 

On s’interrogera aussi plus spécifiquement sur la traduction et les médiations langagières et culturelles qu’elle implique :

  • Qu'apporte la dimension expérientielle de la traduction à la personne qui traduit, sa connaissance et/ou redécouverte de la langue ? Au texte traduit lui-même ("personnalité/personnalisation" du texte, par exemple dans des situations où la langue n'est pas standardisée à l'écrit...) ? 
  • Que nous apprennent les activités de traduction sur les liens qu'entretiennent les langues et leurs variétés pour se / nous "raconter" les mondes dans lesquels nous évoluons ? Que nous apprennent les "silences" des mots intraduisibles d'une langue à l'autre à propos des cultures qui se rencontrent ? Faut-il tout traduire et tout peut-il être traduit ?  
  • Que nous apprend le sens de la traduction (thème ou version) sur notre façon de voir le monde, d'accueillir et de comprendre l'autre ? 
  • De quelle manière / dans quelle mesure les enjeux de traduction de littérature de jeunesse se trouvent-ils renouvelés par ces pratiques, qui impliquent des "non spécialistes" de la traduction ou des spécialistes "en devenir" ?
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Calendrier :  

Recueil de propositions (résumés) avant l'été 

Remise des articles : octobre 

Relecture – correction : novembre-décembre 

Publication : janvier 2021

 

Normes éditoriales de la revue  :

http://revues.univ-lemans.fr/index.php/publije/about/submissions#onlineSubmissions

 

Bibliographie :

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Armand Françoise, Pelletier Manon, St-Hilaire Lucie, Gosselin-Lavoie Catherine, L’Italien-Savard Isabelle, Lambert Vincent, Bergeron Réal, Boivin Aurélien, Dumais Christian et Bergeron Réal, « Littérature jeunesse et interactions orales: Discuter de la diversité linguistique et culturelle, de la différence, du rejet, du racisme… », Québec français, no 174, 2015, p. 21-23.

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Audras Isabelle, Béduneau Violaine, Leclaire Françoise et Loughmari Hanan, « Co-éducation, littérature de jeunesse et langues familiales », dans Nadja Maillard-De La Corte Gomez et Manuel Ruiz (dir.), Les Langues Modernes, « Littérature jeunesse et enseignement des langues », n°2, 2019, p. 64-74.

Benson Stéphanie, « Des romans pour apprendre les langues étrangères : la création de la collection Tip Tongue », dans Nadja Maillard-De La Corte Gomez et Manuel Ruiz (dir.), Les Langues Modernes, « Littérature jeunesse et enseignement des langues », n°2, 2019, p.74-80.

Benson Stéphanie et Bonnet Françoise, « Reading in two languages: what are we teaching, what are they learning ? Lire en deux langues : pour quels apprentissages ? », dans Françoise Bonnet-Falandry, Stéphanie Durrans et Moya Jones (dir.), (Se) construire dans l’interlangue, Presses universitaires du Septentrion, 2015, p. 105-112.

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Pederzoli Roberta, La traduction de la littérature d’enfance et de jeunesse et le dilemme du destinataire, Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, coll. « Recherches comparatives sur les livres et le multimédia d’enfance », 2012.

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