From codex to ludex: paper machines, digital games, and haptic subjectivities

Caleb Andrew Milligan

Résumé


Cet article explore la représentation matérielle de <machines à papier> (livres et objets dérivés)
comme artefacts jouables au sein des jeux numériques. L'article se focalise sur la traduction de
l’imprimé en jeux vidéo en abordant deux jeux indépendants remarquables de 2013, Gone Home et Papers, Please portant ainsi la discussion du codex au ludex. Considérant comment l’humanité est entrelacée avec le papier comme une technologie représentative, l’article argumente que ces jeux ajoutent une interface additionnelle compliquant l’incarnation des sujets humains en formes imprimées comme objets narratifs. Par conséquent chaque jeu fera l’objet d’un examen unique d’aspects particuliers de la culture de l’imprimé. Il y aura un focus spécifique sur le matériel intrinsèque et donc sur les différences thématiques que divers médias, du codex à l’ordinateur en passant par ubicomp, présentent. Les différentes plateformes s’accompagnent d’attentes haptiques différentes. Néanmoins, les plateformes numériques ne reproduiront jamais la qualité tactile du papier même si leurs métaphores fonctionnelles empruntent largement au langage de la technologie et de la culture de l’imprimé (bureau, tablette, etc.). Lorsque les médias présentent souvent des objets palpables, dans ce cas les formes imprimées sont des artefacts jouables, mais ne peuvent pas traduire le sens du toucher initial par le biais du matériel informatique. Ainsi, représenter l’imprimé de manière numérique dans des espaces de jeu tactiles peut prolonger une incarnation subjective, mais il la compromet nécessairement aussi, éclatant alors la subjectivité humaine en subjectivités haptiques. Car le ludex n’est pas le codex.

 

This article probes the material representation of ‹paper machines› (books and book-adjacent objects) as playable artifacts within digital games. The article’s focus translates print about games to discuss two of 2013’s indie game standouts, Gone Home and Papers, Please as games about print, thus taking the discussion from codex to ludex. Considering how humanity is interlinked with paper as a representational technology, the article argues that these games add an additional complicating interface to the embodiment of human subjects in print forms as narrative objects. Therefore each game will be addressed as a unique examination of particular aspects of print culture. There will be a specific focus on the inherent material and thus thematic differences which various media, from codex to computer to ubicomp, present. Different platforms come with different haptic expectations. Nevertheless, digital platforms will never replicate the tactile quality of paper even as their functional metaphors borrow extensively from the language of print technology and culture (desktop, tablet, etc.). For media often present touchable objects, in this case print forms as playable artifacts, but cannot translate the initial sense of touch across hardwares. Thus to represent print digitally in tactile game spaces may extend subjective embodiment, but it necessarily compromises it as well, thus splintering human subjectivity into haptic subjectivities. For the ludexis not the codex.


Mots-clés


ludex, papier, haptique, subjectivité humaine, paper, digital games, haptic, human subjectivity, jeux vidéos

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ISSN : 2108-7121