Besoins en formation : quels savoirs savants ? Exemple du cycle 2 (Grande section et Cours préparatoire) dans l’école française

Marceline Laparra

Résumé


Au cours de leur formation initiale, les professeurs des écoles devraient – en raison de leur polyvalence – se voir dispenser une grande quantité de savoirs. Ce qui n’est pas le cas.
Centré sur les besoins des maitres du cycle 2 pour l’enseignement du « français », l’article – propositif – présente une liste de savoirs qui devraient être considérés comme incontournables ; explicatif, il recense les facteurs qui jouent dans la sélection des savoirs dispensés par la formation professionnelle.
La conjonction de deux facteurs (le temps – réduit – de formation et un certain monopole disciplinaire) explique que des savoirs savants – pourtant essentiels à la réussite des élèves – soient jugés obsolètes et, ce faisant, exclus de la formation (par ex., les savoirs relatifs à l’acte graphique) ; que d’autres soient dispensés de façon lacunaire (par ex., phonétique et phonologie, pourtant nécessaires au maitre dans la construction de la compétence phonographique de l’élève ; c’est que la linguistique cède le pas devant la montante psycholinguistique) ; que d’autres enfin, concernant la littéracie, soient absents, qui devraient être intégrés à la formation car appelés par l’évolution des dispositifs pédagogiques.

During their initial training, school-masters ought to be given a huge mass of knowledge, owing to their versatility. However this is not the case.
Focusing on masters’ needs in the second cycle in the field of “French language” teaching, the author of this article makes proposals, drawing up a list of essential skills; he also gives explanations, criticizing the factors that are taken into account when the courses given through professional education are chosen.
Two combined factors (reduced time of training and a certain disciplinal monopoly) enable us to understand why specific knowledge – though essential to pupils’ success – are deemed obsolete and thereby suppressed from the training (for instance, the knowledge and skills linked to graphic acts). The combination of these factors also accounts for the fact that other subjects are taught incompletely (for instance, phonetics and phonology, even though they are necessary to the master in order to build up pupils’ phonetic and phonographic competence; that is because linguistics is giving way to rapidly expanding psycholinguistics). Lastly, this combination accounts for a partial lack of specific knowledge, whereas they should be included in the training as they are called forth by the development of educational plans.


Mots-clés


didactique du français, français, école française

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ISSN : 2108-7121