« La simplicité, clé du succès ? Le cas de la school story britannique »

Laili Dor

Résumé


Né dans l’Angleterre victorienne, le récit scolaire (school story) a connu jusque après la deuxième Guerre mondiale une popularité considérable. Ce genre se caractérise par la simplicité de sa formule de base, établie dès Tom Brown's Schooldays, le roman fondateur, publié en 1857 – formule reprise et adaptée par les auteurs successifs au fil des décennies. Mais cette simplicité, clé du succès pour le récit scolaire, fut aussi pour lui une perpétuelle menace de sclérose, en plus de lui valoir les reproches d’un certain nombre de critiques qui n’y voyaient qu’une forme de sous-littérature. Le succès de la série Harry Potter, qui doit beaucoup au récit scolaire, aura-t-il suffi à assurer le renouveau du genre ?

 

The school story genre appeared in Victorian England, and enjoyed undiminished popularity until well after World War Two. Its most characteristic feature is a recurring pattern of extreme simplicity, which was established right from the founding novel, Tom Brown's Schooldays, published in 1857, and was taken up and adapted by successive writers through generations. But if this very simplicity accounts for much of the success of the school story, it also implied a perpetual threat of fossilisation. It also drew the blame of literary critics, who refused to consider such a formulaic genre as full-fledged literature. Will the success of Harry Potter, whose adventures follow the traditional pattern of the school story, herald a new beginning for the genre ?


Mots-clés


simplicité, récit scolaire, school story

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ISSN : 2108-7121