Straparole au risque de l’impertinence

Auteurs

  • Patricia Eichel-Lojkine Université du Maine, 3.LAM

DOI :

https://doi.org/10.23639/publije.20152052

Mots-clés :

xvie siècle, Straparola/Straparole, Le Piacevoli Notti, Les Facétieuses Nuits, Louveau, Larive, traduction, (ré)édition, réception, indécence, impudeur, contes, gens d’Église, rire, obscénité comique, scatologie, censure, impertinence,

Résumé

Cet article interroge les différents seuils de l’acceptable dans la réception des Facétieuses Nuits (Le Piacevoli Notti) de Straparole. Il montre dans un premier temps que, dans les années 1550, l’obscénité ou l’érotisme ne sont véritablement problématiques que dans la mise en scène d’un personnel clérical. Est mise en relief la singularité du travail de traduction-adaptation de Larivey qui fait passer dans son Straparole français une grande partie du contenu censuré en Italie par la Contre-réforme. Dans un deuxième temps, la question de l’acceptable dans les Nuits est abordée par un autre biais : l’hybridation du merveilleux et de l’impudique dans l’histoire d’ « Adamantina » (la nouvelle V, 2, qui a été l’objet d’une double traduction par Louveau et par Larivey) débouche sur une analyse montrant la portée symbolique et critique de ce conte.

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Publiée

2017-07-21

Comment citer

Eichel-Lojkine, P. (2017). Straparole au risque de l’impertinence. Publije, (2). https://doi.org/10.23639/publije.20152052

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